Sciences de l’Environnement et Ecotechnologies (SEE)

Nous sommes des étudiants de 2ème année de BUT Génie Biologique parcours sciences de l'environnement et écotechnologies, et nous avons eu la chance de participer au projet “La planète Revisitée des Îles de Guadeloupe” en novembre 2024, à la découverte de l’île de la Désirade, un programme porté par le Muséum d’Histoire Naturelle et l’Agence Régionale de Biodiversité des Îles de Guadeloupe (ARB-IG) ainsi que d’autres partenaires.

Etudiants BUT GB SEE 2024-2025 en déplacement à la « Planète revisitée »
Cette expédition scientifique consiste en un immense inventaire de la biodiversité peu connue malgré sa fréquence. Le terme “Planète Revisitée” a été choisi car ce projet a pour but de “revisiter” les îles de Guadeloupe afin de répertorier les espèces non identifiées mais pourtant bel et bien vivantes sur ces îles, si riches en faune et en flore.
Lors de ce projet nous avons eu l’occasion de mettre en pratique les apprentissages théoriques et pratiques reçue lors de notre formation à l’Institut Universitaire et Technologique (IUT) de la Guadeloupe. Nous avons pu bénéficier des connaissances des scientifiques présents pour développer nos connaissances sur la faune et flore locales.
Le matin, nous avons été séparés en deux groupes. Le 1er groupe a pu assister à des récoltes, captures et échantillonnages avec des scientifiques de spécialité différente (les champignons, les arachnides, les lézards, ou encore les escargots).
Nous avons pu découvrir des techniques utilisées pour pouvoir relever des données sur certains animaux. Par exemple, l’utilisation d’un polytrap pour attraper des insectes ou la technique du parapluie japonais pour récupérer des insectes que l’on fait tomber des fourrés en les battant. En arpentant la forêt, nous avons pu mettre en pratique notre savoir-faire, notamment sur l’identification des espèces et leurs caractéristiques, et aider les scientifiques à les détecter. Il fallait avoir l'œil !

Méthode de collecte “du parapluie japonais”
Le 2ème groupe était plus axé sur la botanique et certains insectes volants tels que les abeilles, les papillons et les mouches. Nous avons attrapé des insectes avec la technique de capture au filet. Nous avons aussi acquis de nouvelles connaissances sur des plantes que nous voyons tous les jours tel que le « ti baume pays » qui a des caractéristiques cicatrisantes, ou encore sur la pollinisation en faisant le lien entre la botanique et les abeilles qui sont des êtres pollinisateurs et donc permettent la reproduction de certaines plantes.
Nous avons appris par exemple que certaines mouches aident à la pollinisation des mangues. Elles ne sont pas là uniquement pour salir nos assiettes mais permettent aussi la décomposition des corps, (sans les mouches, la Terre serait remplie de cadavres). En Australie on fait des élevages de mouches afin de polliniser des vergers de manguiers et ainsi avoir des mangues plus juteuses.
L’après-midi nous avons visité le laboratoire, participé aux activités de tri et observé la démarche permettant la détermination des espèces collectées. Les scientifiques classent les espèces pour qu’elles soient connues à l’international.
Nous avons pu faire des observations microscopiques (optique, électronique) et voir comment s’effectue un prélèvement d’ADN permettant de différencier des espèces très proches dites “espèces jumelles” en analysant les séquences génétiques. C’est ce que l’on appelle le « bar-coding »

Photographie du laboratoire d’observation
La présence d’un très grand nombre d’experts a été particulièrement bénéfique, tant par les connaissances qu’ils nous ont transmises que par les missions qu’ils nous ont présentées. Au cours de cette journée, accompagnés de nos enseignants, nous avons pu travailler comme de vrais professionnels des domaines de l’environnement. Il a été très intéressant de découvrir des activités que nous pouvons être amenés à faire lors de nos 2 années d’alternance ou dans notre futur emploi.
Cette journée fut très riche car elle nous fait prendre conscience de l'immensité de biodiversité que cache notre île et de ce qu’il reste à faire pour la connaître et la protéger.
Nous tenons à remercier grandement l’IUT de la Guadeloupe, nos enseignants et l’ARB-IG qui nous ont permis de participer sur le terrain à « La Planète Revisitée ».
