Interview alumni : Cynthia KITTERIMOUTOU, contractuelle à l’IUT de Guadeloupe.

Interview alumni : Cynthia KITTERIMOUTOU, contractuelle à l’IUT de Guadeloupe.

Dans cette interview, découvrez Cynthia KITTERIMOUTOU, ancienne diplômée de l’IUT de Guadeloupe. Après avoir consacré 20 ans à des fonctions liées à l'agroalimentaire, notamment en tant que responsable de laboratoire d'autocontrôle dans une usine d'embouteillage d'eau de source, elle a décidé de se réorienter vers l'enseignement. Aujourd'hui contractuelle à l’IUT de Guadeloupe, elle partage avec nous son expérience dans le domaine de la qualité, son choix de devenir professeure, ainsi que ses conseils pour les jeunes souhaitant se lancer dans les métiers de l'hygiène et de la sécurité sanitaire des aliments.

Pouvez-vous vous présenter ? 

Bonjour, je suis Cynthia KITTERIMOUTOU, ancienne étudiante du DUT Génie Biologique à l’IUT de Guadeloupe et actuellement je suis contractuelle (professeure). J’enseigne plusieurs matières : la pollution biologique de l'eau, la qualité hygiène sécurité environnement, la qualité de la sécurité sanitaire des aliments. Avant cela, j'ai travaillé 20 ans dans les métiers de l'agroalimentaire, notamment en qualité. 

En quoi consistait votre métier de responsable de laboratoire d’autocontrôle ? 

À l’époque, j'étais responsable de laboratoire d'autocontrôle dans une usine d'embouteillage d'eau de source. Mes missions principales étaient le contrôle qualité, principalement des produits finis. Donc tout ce qui était eau embouteillée, également des eaux aromatisées, des boissons sucrées, pétillantes. Et aussi le suivi des productions, notamment avec le pilotage de la production des boissons (planification, gestion des matières premières…). J'ai donc pu participer au développement de ces produits jusqu'à la production.

Pourquoi avez-vous décidé de changer de métier ?

C'est un concours de circonstances. En effet, cela faisait 4 ans que j'étais vacataire à l’IUT. Notamment dans le domaine de l’analyse microbiologique de l'eau, de la qualité hygiène et de la sécurité environnementale. De plus, je pense que j’avais fait le tour du métier de responsable qualité/responsable de laboratoire. Il n'y avait pas de possibilité d'évolution. C’est pourquoi je me suis tournée vers le métier de professeure. 

Qu'est-ce qui vous plaît le plus en tant que professeure ?

Ce que j’aime, c'est le contact avec les étudiants. J’essaye de leur apporter la vision d’un métier, avec une approche plus professionnelle et moins théorique. J’aime vraiment l’idée d’expliquer l’usage de chaque outil et/ou processus, afin que chaque apprentissage soit réellement concret pour les jeunes.

Quelles sont les qualités principales pour enseigner ?

De mon point de vue, l'écoute et l'adaptation sont les deux qualités importantes. En effet, il est important de savoir écouter les étudiants notamment lorsqu'ils peuvent évoquer certaines difficultés. L’objectif est de comprendre chacun d’entre eux afin de s’adapter, et que toutes les informations transmises soient bien comprises.

Auriez-vous un conseil pour les jeunes qui souhaitent se lancer dans le même domaine que vous ?

À mon sens, il est essentiel d’être passionné par son métier et d’aimer ce que l’on fait. L’intérêt pour son domaine est une condition indispensable. Il est aussi très important d’effectuer une veille régulière, car les métiers liés à l’hygiène et à l’agroalimentaire évoluent constamment.

Dans le contexte actuel, où de nombreuses précautions sont mises en place, les alertes concernant les produits alimentaires sont fréquentes. Il est donc primordial de rester vigilant face aux évolutions réglementaires et aux nouvelles techniques du secteur.

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